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Quelques conseils qui peuvent être utiles autant pour comprendre sa propre idéologie politique que pour la communiquer et plus largement pour communiquer avec autrui.

Les parties concernant les échanges avec autrui peuvent ne pas être appliquée à toutes les situations, par exemple quand on s'adresse à un·e facho.

Les bases de son idéologie politique

Généralement on construit spontanément son idéologie politique. C'est-à-dire que l'on la construit sans s'en rendre compte et que l'on ne sait pas toujours sur quoi elle est basée. Une idéologie politique est constituée de trois parties : le constat du présent, le monde que l'on souhaite idéalement et le moyen pour arriver du présent à notre monde idéal. Il peut être important d'identifier sur quel référentiel on base notre monde idéal (que ce soit une philosophie telle que l'anarchisme, des principes moraux ou autres). Identifier ces bases permet de construire son idéologie politique en prenant un minimum de précautions vis-à-vis desdites bases et ainsi éviter qu'elles ne soient fragilisées. Par exemple si notre idéal c'est une société maximisant le bonheur des individus et que l'on arrive au constat que la croissance économique ne permet pas de maximiser le bonheur des individus, il devient bien plus simple de mettre de côté la croissance économique au profit d'autres alternatives.

Ce que je pense et comment je pense

« Il faut réussir à faire le tri entre qui je suis et ce que je pense, cela me permet de changer d'avis sans ressentir l'humiliante impression de me renier. Ce qui me définit c'est moins ce que je pense que comment je le pense » Magic Jack. Nous sommes faillibles. Et étant donné l'on peut se tromper, ne pas se baser sur ce que l'on croit savoir mais sur comment on le pense permet de radicalement diminuer l'impact négatif (autrement appelé Dissonance Cognitive) que peut avoir une critique juste ou une remise en question. Par exemple si je me construis autour de l'idée que la Terre est plate, remettre en question cette notion sera difficile et douloureux. Par contre, si je me construis autour de la question “quelle est la forme de la Terre” il me sera bien plus simple de remettre en question ma position, car je ne m'attache pas à ce que je pense savoir mais à ce que je cherche.

Le Doute

“Le doute est une force. Une vraie et belle force. Veille simplement qu'elle te pousse toujours en avant.” ~ Doudou – Ellana, L'envol (Pierre Bottero) Dans la même lignée que le point précédent, adopter le doute comme base philosophique peut être intéressant. Toujours laisser une place au doute dans ses réflexions s'accorde très bien avec le point précédent, ça permet de plus facilement se remettre en question et ainsi s'améliorer mais aussi faire face à toute critique, qu'elle nous touche directement ou pas. Par exemple, si je pense que la terre est ronde et qu'une autre personne m'avance des arguments disant qu'elle est plate, le fait de douter va plus facilement me permettre de prendre en compte ses arguments, de les analyser puis de les critiquer de façon constructive.

Certitude de mon propos

Sauf certitude (et encore), présenter son propos comme possible peut être intéressant, en utilisant par exemple des verbes modaux tels “qu'il me semble que”, “il est possible que” ou “si je ne me trompe”. Ainsi on fait passer sa parole de la valeur “fait” à la valeur “hypothèse”. Ça permet de radicalement diminuer les biais d'autorité liés à sa parole mais aussi de ne pas envoyer de la violence à autrui en affirmant des choses qui vont à l'encontre de ce qu'iel pense. Par exemple, si je dis “De ce que j'en sais, la Terre est plate.” ou si je dis “La Terre est plate.”. Dans le second cas on ressent bien que c'est une affirmation, la terre est plate, c'est un fait et c'est tout. On peut même penser que c'est un sujet sur lequel le débat n'est pas possible, qu'il n'y a aucune remise en question. Dans le premier cas, on comprend qu'il n'y a pas de volonté d'imposer le propos car il s'agit d'un propos personnel qui peut être remis en question. Il peut aussi être important de réfléchir à la façon dont on formule ses questions pour éviter de pré-orienter la réponse d'autrui. Par exemple si une personne me dit qu'elle se sent mal. Si je lui demande “Tu es déprimé·e ?” la personne va se demander si elle a un comportement de personne déprimée et elle peux se reconnaître là-dedans entre-autre par l'action du Biais d'Autorité et de l'Effet Barnum alors que ce n'est peut-être pas ce qu'elle a. Si je lui demande “Pourquoi te sens-tu mal ?” elle peut me répondre qu'elle est anxieuse vis-à-vis de sa rentrée et de ses démarches administratives.

La non-violence du propos

De même, lors d'un échange ne pas taxer autrui de ce que l'on ressent est important. Il est rare quand on échange avec des camarades qu'iels veuillent nous faire du mal ou avoir des propos dangereux. Et le risque quand on leur fait remarquer directement, c'est que notre propos soit violent, rendant au passage notre remarque inaudible. Pour y pallier partir de son ressenti, de ce que l'on comprend permet de ne pas dire qu'une personne fait quelque chose mais que l'on ressent cette chose. Par exemple, si une personne dit “Dans la recherche scientifique c'est que des vieux cis bourgeois” et que tu es une personne queer, pauvre & étudiant·e en sociologie, cette affirmation est violente (entre-autre, car le propos n'est pas nuancé) et tu es légitime si par exemple tu réponds “Tu m'invisibilises” mais la personne va – mal – le prendre comme une critique personnelle. Par contre, si tu dis “Je me sens invisibilisé·e”, tu déplaces la cause de la personne à son propos.

Expliciter le propos d'autrui et ne pas lui prêter d'intentions

L'une des premières chose que l'on apprend quand on s'intéresse à la communication c'est qu'il y a une différence entre ce que l'on pense, ce que l'on dit, ce que l'on pense avoir dit, ce que l'autre a entendu et ce qu'iel a compris. Quand on échange avec une personne et qu'elle a des propos que l'on trouve intolérable ou qui ne ressemblent pas à cette personne, avant de tirer des conclusions de ses propos, lui demander d'expliciter celui-ci voir même lui demander de donner la définition des termes qu'iel utilise. Ça permet d'éviter bien des incompréhensions et mésinterprétations lors d'un échange. Par exemple, si je dis que “les scientifiques c'est des vieux cis bourgeois” et qu'une personne critique mon propos, lui demander dans quel but elle le fait peux être important. Car elle peut autant me critiquer pour défendre la science de façon dogmatique que critiquer mon propos, car mon affirmation est fausse.

Moins juger pour mieux comprendre

Il ne faut pas non plus juger des personnes, car elles ne sont pas assez déconstruites ou militantes. On ne naît pas militant·e ou déconstruit·e. De même, même moi je ne suis pas capable d'appliquer ce guide au quotidien, car il y a d'autres choses qui rentrent en ligne de compte (je peux par exemple être fatigué·e). Comme l'anarchisme, je vois ces principes plus comme des chemins, un horizon inatteignable ; comme des principes à appliquer autant que possible au quotidien que comme des objectifs à atteindre.

 
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MAJ – Septembre 2021 Après plusieurs mois voir années je vais essayer de sortir de mon syndrome de l'imposteurice et enfin publier certains de mes billets so il devrait y avoir de nouveau du mouvement ici :)

(Les billets seront daté de maintenant même si ils ont été écrit il y a plusieurs années)

 
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Je souhaites écrire des billets sur certains sujet médicaux et psy et je dois écrire ce billet pour expliciter une distinction que je ferai dans ces billets. La distinction entre le bien-être et le soin.

Dans ma définition, le bien-être est ce qui nous permet de nous sentir bien; ça a un effet directement positif sur la personne. Ça peux être en faisant du sport, du sexe, de la méditation, en parlant à des personne ou en suçant des petite billes de sucre vendues à prix d'or. Le bien-être peux avoir un impact sur la santé. Faire du sport améliore la condition physique, la méditation diminue le stress, parler à des personnes permet de réduire le stress & de trouver des solution/du soutiens et sucer du sucre permet d'activer les effets contextuels. C'est par ces deux biais principaux (réduction des risques -j'y inclus le stress- et effet placébo) que le bien-être peux avoir un impact sur la santé. Le bien-être est nécessaire pour beaucoup de personnes.

Le soin permet d'améliorer son état de santé. Le soin n'est que rarement entièrement positif. Un antiseptique va piquer sur le moment mais évite une infection, tout traitement médicamenteux a des effets secondaires et une transplantation d'organe présente toujours un risque & prélève un lourd tribu sur la personne mais va lui permettre de vivre plus longtemps/en meilleure santé.

C'est la fin de ce court billet dont le but est de clarifier entre deux approches différentes de la santé qui seront évoquées dans de prochains billets

 
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Citations du roman Imperator Le courroux de l'Omnimessie, livre intégrant ouvertement un personnage principal agenre

Deux magos (personnes transhumanistes) se rencontrent officiellement pour une passation de pouvoir, Exasas est le personnage principal :

« L’autre magos s’arrêta, hors de portée d’Exasas, et les segments de l’hémisphère supérieur du corps principal coulissèrent d’un quart d’arc, dévoilant un visage blême et recouvert de greffes bioniques. Une rapide analyse de la structure osseuse au-dessous confirma une origine humanoïde femelle, bien qu’Exasas ne se risquât pas à formuler des hypothèses d’identité en se basant sur des détails physiques aussi transitoires. Seuls le crâne, le cerveau et les tissus du système nerveux demeuraient. Une fausse peau cireuse recouvrait les restes de la tête et du visage d’Olvatia, des globes de cristal luisant depuis les orbites. La fausse peau se replia grossièrement lorsque ses lèvres partiellement gonflées se tordirent en une sorte de sourire. — Ravie de faire votre connaissance, Magos Dominus Militaris Xaiozanus Skitara Xilliarkis Exasas. Un point de données noosphérique inscrivit les processeurs d’Exasas dans des protocoles d’échange de sécurité et d’identité. Parmi le flot d’informations se trouvait un paquet de concept de personnalité standard. #elle/elle/elle-même/#chronoglacial#binaire#Olvatia#noospherent2918721# Exasas nota qu’Olvatia s’identifiait toujours avec ses origines féminines malgré l’absence presque totale de ressemblance physique avec la personne qu’elle avait été. De temps à autre, un technoprêtre de haut rang perdait de ce genre d’identifiants, mais il était frappant de voir à quel point ces visions de soi-même persistaient au-delà de la chair. Sa propre identité dépourvue de genre datait de ses premières pensées pertinentes, et faisait partie de son autodétermination avant même toute abstraction de sa forme physique. Iel répondit en tendant un appendice pour l’accueillir. — Bienvenue sur le Casus Belli, Magos Dominus Exceptis Keterina-Ga Skitara Syntamatarkias Olvatia. #iel/iel/iel-même/#chronotangente#binaire#Exasas#noospherent4458947-e#xilliarkis# »

Il ne s'agit pas d'une erreur de traduction, le personnage d'Exasas est agenre en VO et les pronoms utilisés dans celle-ci sont “ve”, “vis” et “ver”

“[…] — Il est dit que le Prophète Torturé affrontait toujours l’Exode au sommet du phare du navire sur lequel Ils effectuaient leur voyage, déclara solennellement Asenath. — Leur ? — Oui, c’est ainsi que nous nous référons au Prophète. Nul ne sait si le Premier des Derniers était un homme ou une femme, voire un amalgame sacré des deux. Sa voix adopta la cadence fluide d’une conteuse : — De nombreuses personnes pensent que le Dernier Cierge a été fondé par des jumeaux : un frère et une sœur descendant d’un saint oublié qui aurait découvert Vytarn en rêve. D’autres soutiennent que sa fondatrice était un archimagos au genre neutre de l’Adeptus Mechanicus qui aurait décodé les Évangiles Illuminants en se basant sur la géométrie secrète de l’Anneau de Koronatus […]”

 
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CW Crime contre l'humanité & Maltraitance d'enfants

Un post original de Eliza V. sur une partie de l'histoire Roumaine peu connue.

Première photo de moi, orphelinat roumain de Botoșani, 1998. (mise en scène photographique destinée à mes futurs parents adoptifs)

On me questionne souvent sur les raisons de mon handicap, et parce que l'Histoire bien plus globale qui l'explique est largement méconnue, la voici..

Nous connaissons tous Auschwitz et les goulags.. mais il y a 20 ans cette année, la loi roumaine instituant l’abandon d’enfants en politique nationale est enfin abrogée et c'est alors une bataille contre la barbarie d'une Histoire moins connue de la Guerre Froide et de ses suites qui se déroule. 600 orphelinats d’Etat, dont plus de 200 sont des mouroirs où les enfants « irrécupérables » attendent la mort, abritent alors encore plus de cent trente mille pensionnaires survivant et mourant au milieu de la violence, de l’insalubrité, de l’indifférence, de la famine et de la folie.

Nous sommes en 1997, une difficile transition politique est engagée et le couple Ceaușescu a été fusillé depuis 8 ans déjà ; moi j’ai deux ans et je m’appelle encore Eliza Ciotina, l’adoption internationale et la désastreuse gestion humanitaire de la crise des « Enfants du Diable » côtoient alors trafics humains et corruption dans un régime tyrannique encore à moitié debout..

Ceux qui ont allumé leur poste de télévision le 25 décembre 1989, entre la dinde et la bûche de Noël, moins de deux mois après la chute du Mur de Berlin, se souviennent peut-être du simulacre de jugement du couple Ceaușescu, de leur mise à mort devant les caméras du monde entier, et des nombreux reportages qui ont suivi la chute du Conducător. Les images d’enfants mutiques, hagards, nus, difformes, blessés, maigres, entassés à 3 ou 5 dans de petits lits en fer, parfois enchaînés ou enfermés derrière des barreaux, presque tous fous, apparaissent alors sur toutes les chaînes de télévision.

Voulant asseoir la puissance et le rayonnement de la République Socialiste de Roumanie par l’affirmation de l’Etat sur la famille, l’accroissement démographique et la création d’une nouvelle génération roumaine sélectionnée dès la naissance, Nicolae et Elena Ceaușescu interdisent par une loi de 1970 la contraception aux femmes de moins de 45 ans et n’ayant pas déjà eu au moins 5 enfants, font de l'avortement la pire trahison nationale, pénalisent à grand renfort de taxes les femmes et les couples qui ne procréent pas ou pas assez et incitent ces derniers à laisser leurs enfants dans des orphelinats d’Etat où ils seraient pris en charge, nourris et logés. Dans le même temps, pour des projets de grandes constructions, le couple présidentiel fait contracter un emprunt à la Roumanie, qu’il tiendra à rembourser rapidement pour prouver son autonomie et le fonctionnement exemplaire du régime, forçant la population à payer pour ce dernier et faisant ainsi sombrer tout le pays dans la misère la plus totale – les orphelinats se construisent et se remplissent.

Quatre types d’orphelinats vont séparer les enfants selon leur âge et leur santé, afin de permettre la grande sélection du futur peuple roumain. Après trois ans d'un tri “naturel” radical, les survivants les plus faibles ou en mauvaise santé étaient alors envoyés dans des mouroirs, des maisons de fous – dans lesquelles des enfants non orphelins étaient également placés, retirés à leurs familles car ils présentaient des retards mentaux ou scolaires, indignes de la nation, ou pour d'autres obscures ou hasardeuses raisons – ou, plus tard, dans des instituts réservés aux orphelins séropositifs. Dans un environnement bruyant et sale, maltraitances du personnel et des autres enfants, sévices physiques, psychologiques et sexuels, transmissions de maladies, vide affectif, sous-nutrition et autres traumas les y attendaient et leur assuraient une mort plus ou moins proche. Ces “enfants de la honte” devenus des numéros sans noms, désormais triés, devaient disparaître de la société roumaine parfaite qui se construisait alors. Ceux qui survivaient jusqu'à leur majorité étaient ensuite mis à la rue – certain d'entre eux, qui ont fui les orphelinats, vivent toujours dans les rues, de Bucarest notamment ; prostitué.e.s, mendiant.e.s, hommes de mains de la mafia..

Lorsque l’existence de ce que certains appelleront les « camps » pour enfants, l’ « Auschwitz » de Roumanie, sera révélée à la communauté internationale, de nombreuses aides financières non suivies seront distribuées, faisant des postes de directeurs et tuteurs d’orphelinats des places extrêmement convoitées pour leurs attraits lucratifs grâce à de nombreux détournements et fraudes.

Ce n’est qu’à la fin des années 1990/au début des années 2000 que la décentralisation des orphelinats, la fermeture de plus de 500 d’entre eux et l’ouverture aux adoptions internationales permettront une amélioration temporaire de la situation. Les orphelinats commencent alors tout juste à évoluer, la structure et les conditions qui les caractérisaient étant restés presque inchangés jusque-là, et des travaux sont entrepris à court terme pour tenter d'y améliorer les conditions de vie. Des milliers d’enfants détruits et déshumanisés, lourdement handicapés pour la plupart, produits d’une (post) Guerre Froide terrible et de la politique nataliste d'un couple de dictateurs fous, seront alors dispersés dans des familles principalement européennes. Je serai de ceux-là.

Voulant intégrer l’Union européenne et l’OTAN, la Roumanie va cependant se plier quelques années plus tard à la volonté de cette première de fermer les vannes des adoptions internationales, ce qui causera un regain de la surpopulation dans les orphelinats et n’empêchera nullement le trafic d’êtres humains pointé du doigt de s’arrêter. Les associations humanitaires quittent petit à petit la Roumanie et l'histoire des orphelins roumains tombe dans l'oubli.

De nos jours encore, environ 10.000 enfants sont abandonnés chaque année en Roumanie, le poids de l'héritage politique de Ceaușescu continuant de faire ses ravages.

Les orphelins du système restent un sujet tabou dans la population roumaine elle-même ; ils sont dissimulés, cachés, écartés de l’espace public. Le renouvellement politique n’est réel dans le pays que depuis une quinzaine d’années, et le chemin à parcourir reste long et périlleux..

En 1998, à l'âge de trois ans et demi, j’ai été accueillie, soignée puis adoptée par une famille française qui m’a sauvée d’un avenir peu prometteur et j’ai grandi dans un milieu cultivé, privilégié et protecteur. Les diagnostics médicaux flous et les tentatives de me « réparer » m'auront tout de même laissé une trentaine de cicatrices et plus de 70 points de sutures, sans jamais pouvoir remonter le temps ; aujourd’hui une grande partie du monde me reste inaccessible et je gère quotidiennement les douleurs et l'infirmité partielle de mon corps abîmé.

Bien que questions et difficultés me rappellent souvent la violence vécue, qui a dépassé l’individu que j’étais – tous les individus que nous étions – quand j’étais à Botoșani, j'ai bien d'autres belles choses dans ma vie aujourd'hui.. mais j'ai ça, aussi.

Alors puisqu'on me le demande et que je ne suis pas toujours d’humeur à en parler de vive voix, puisque je connais le silence qui entoure ce pan de l’Histoire et que ce n’est pas un tabou, voilà l’Histoire de mon handicap / des “Enfants de Ceaușescu”.

 
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Pourquoi Décathlon et militantisme font mauvais ménage.

Vous aurez peut-être remarqué que lorsque vous allez acheter des vêtements Décathlon, les caissières et caissiers ne scannent pas les vêtements comme dans d’autres magasins. Iels les mettent simplement sur une plaque ou un bac. C’est car dans les vêtements Décathlon il y a des puces RFID. Ce sont des petits circuits contenant un code-barre unique au vêtement qui sont alimentés directement par les ondes du lecteur quand elles sont lues. Un lecteur RFDI portable (un peu plus gros qu’une douchette de super-marché) peut facilement avoir une portée d’une dizaine de mètres.

Imaginons maintenant qu’un responsable d’une orga un peu stal (que l’on appellera André-Claude Angeville-Bezemont) ait envie de savoir qui était présent au dernier rassemblement organisé par le Parti. Il n’aura qu’à se balader dans le rassemblement avec un lecteur RFID dans son sac. Il lui suffira par la suite d’interroger les camarades après le rassemblement et de scanner leurs vêtements pour savoir si iels y étaient. Mieux, s’il le fait sur plusieurs rassemblements, réunions ou manifs il pourra avoir un historique de la présence des camarades.

En résumé, il est assez simple de faire de la surveillance avec des équipements Décathlon.

 
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Un bolt sur l'Allocation Adulte Handicapé·e pour résumer des points qui me semblent problématiques

Pour une personne handie entre 50 % et 79 % et sans revenus l'AAH c'est 860 €/mois max. En France le seuil de pauvreté est à 60 % (1000 €/m) du revenu médian. L'AAH se situe dix euros au-dessus des 50 %. Si vous êtes en couple il ne faut pas que votre foyer dépasse les 1 625 € par mois si non l'allocation sera dégressive.
Ce qui pose de gros problèmes au niveau autonomie sur une population qui est déjà sur-confrontée à ce problème (car si la personne touchant l'AAH doit quitter le foyer, elle touchera peu/pas d'AAH pendant la durée nécessaire à l'actualisation).

860 € c'est déjà compliqué pour une personne valide. Mais ça oublie que les personnes handi ont des frais, que l'AAH est là pour leur permettre de VIVRE. Mais qu'à côté il y a les médicaments, les traitements, les rdv médicaux, le matériel adapté et une multitude d'autres choses payantes. Qui sont souvent trop peu remboursées.

Et à ça s'ajoute le fait que l'AAH est établis sur le principe de quotas. Chaque année est décidé combien de personnes auront le droit à l'AAH.

Donc, tous les discours disant plus ou moins ouvertement que les handi qui ne travaillent pas sont privilégié·e·s sont au mieux mal renseignés au pire considèrent que les handi n'ont pas le droit de vivre décemment.

 
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We love comprenehsive sex ed Article Original par Dominant Life Tumblr ayant changé de politique au sujet de la sexualité, le compte original a été désactivé. Néanmoins j'ai trouvé un mirror du blog ici, je ne garantis néanmoins pas la teneur du site

The Importance of Comprehensive Sexual Education :

“Research has identified highly effective sex education and HIV prevention programs that affect multiple behaviors and/or achieve positive health impacts. Behavioral outcomes have included delaying the initiation of sex as well as reducing the frequency of sex, the number of new partners, and the incidence of unprotected sex, and/or increasing the use of condoms and contraception among sexually active participants. Long-term impacts have included lower STI and/or pregnancy rates.” [x]

We need to equip people with knowledge and resources to maintain a healthy and safe lifestyle. By teaching comprehensive sex education we are allowing people to make informed decisions about their health and and personal lives. – Paige

The Vagina and Vulva :

The Basics (Anatomy and Biological functions) :

Menstrual Cycle :

Vaginal Hygiene:

  • The vagina, is in fact, designed to keep itself clean with the help of natural secretions (discharge). But there are ways you can help maintain the cleanliness of your vagina (i.e. avoiding perfumed soaps and gently washing the vulva area, not the actual vagina.) Click the link for more information.
  • *Vaginal odors and discharge; what’s normal and what’s not ?
  • What is douching ?

What are Pap Smears?

  • “A Pap smear, also called a Pap test, is a procedure to test for cervical cancer in people. A Pap smear involves collecting cells from your cervix — the lower, narrow end of your uterus that’s at the top of your vagina.”
  • When do I need a pap smear ?

What are vaginal orgasms ? Clitoral orgasms ? G-Spot orgasms ? How can you achieve an orgasm ?

  • “A “vaginal orgasm” is the notion that [people] can have an orgasm through stimulation during intercourse or other vaginal penetration, entirely without clitoral stimulation. However, the vagina has few nerve endings, and therefore cannot create an orgasm on its own. Instead of thinking of the vagina and clitoris as separate entities, try thinking about them as a network of nerves and muscles.”
  • “There’s some disagreement about the size of the G-spot; it may range from a quarter inch to a couple inches along the upper wall of your vagina, about an inch or two past your vaginal opening. Underneath it is highly sensitive tissue that, when touched the right way, triggers feelings of sexual happiness, explains Debby Herbenick, PhD.”
  • Myths and facts about orgasms.
  • Tips on how to have an orgasm.
  • Having trouble reaching an orgasm? No worries, there is help! [x][x]

Female Genital Mutilation Information :

  • “Female genital mutilation (FGM) includes procedures that intentionally alter or cause injury to the female genital organs for non-medical reasons.”
  • The procedure has no health benefits for girls and women.
  • “Procedures can cause severe bleeding and problems urinating, and later cysts, infections, infertility as well as complications in childbirth and increased risk of newborn deaths.”
  • “FGM is a violation of the human rights of girls and women.”

The Penis and Testes :

The Basics (Anatomy and Biological Functions) :

Penile Hygiene :

  • “Gently wash the penis with warm water each day when you’re having a shower or bath. If you have a foreskin, pull it back gently and wash underneath.”
  • “Gently washing your penis once a day with warm water is sufficient to maintain good hygiene. If you want to use soap, choose a mild or non-perfumed soap to reduce the risk of skin irritation.”

What is an erection and ejaculation ?

What is circumcision & is it medically necessary ?

  • “Circumcision is the removal of a simple fold of skin (the “foreskin” or “prepuce”) that covers the head (glans) of the un-erect penis.”
  • While there are benefits of being circumcised, it is not medically necessary.

Masturbation :

The Basics :

SEX :

What is sex ?

  • People define “sex” in different ways. Some people believe that it only counts as sex if a penis goes into a vagina, but this isn’t true for everybody. There are lots of different ideas about what sex can be: Vaginal sex (penis-in-vagina intercourse), Oral sex (mouth-to-genital contact), Anal sex (penis-in-anus intercourse), Dry humping or genital rubbing, Fingering or hand jobs (hand-to-genital contact), and Masturbation.
  • What is oral sex ?
  • What is anal sex ?
  • Why do people have sex ?
  • How to have safe sex.
    (STI and pregnancy prevention goes more in depth below!)
  • “Whenever you have sex, you need to make sure that your partner is just as enthusiastic about having sex. In other words, that they give their full consent.” Consent is an enthusiastic, freely-given, uncoerced, sober, “yes”.
  • Consent is ALWAYS mandatory, whether you’re married, dating or just met.
  • What is sex without consent? Rape/Sexual Assault.

What is sexual assault ? What is rape ? (Resources below.)

Is sex supposed to hurt the first time ?

  • “While it’s common for [some] to feel pain or discomfort with [sex](http://www.scarleteen.com/glossary/term/3311, it’s not “normal” in that it has to happen or there isn’t an alternative. Sex is not supposed to hurt: it’s supposed to feel very good.”
    [Inside the link above, it does explain what to do to make sure sex is not painful.]

Are there benefits to having sex ?

MOGII specific :

What does MOGII mean?

  • Marginalized Orientation, Gender Identity, and Intersex.
    It’s a synonym for LGBTQIAP+ and is inclusive for people who don’t have or don’t want labels, rejects allies, and uses no reclaimed slurs.

What is a sexual orientation ?

  • “Sexual orientation describes to whom a person is sexually attracted. Some people are attracted to people of a particular gender; others are attracted to more than one gender. Some are not attracted to anyone.”
  • “Affectional orientation is a term that describes to whom a person is romantically attracted, acknowledging that for many people there are more components to attraction than just sexual desire.”

What is gender identity ?

  • “The ways in which a person identifies and/or expresses their gender, including self-image, appearance, and embodiment of gender roles. One’s sex (e.g., male, female, intersex, etc.) is usually assigned at birth based on one’s physical biology. One’s gender (e.g., man, woman, genderqueer, etc.) is one’s internal sense of self and identity.”
  • Some gender identities.
  • Some more gender identities.
  • Genderqueer and Non Binary Identities.
  • Resources for most Gender Identities.
    (Resources for understanding gender identity, figuring out yours, how to come out to parents and friends, transitioning resources, local supports, and more!)

What is asexuality ?

  • “Some people who identify as asexual do not experience sexual attraction to other people, while others experience sexual attraction but no desire to act on these attractions.”
  • Asexuality and Celibacy are not the same. Many people who are asexual live a celibate life, meaning that they do not engage in sex with others. But while Celibacy is a choice, asexuality is not.”
  • “Asexuality is not a dysfunction, and there is no need to find a “cause” or a “cure.”“ [x]
  • Are all people who identify as asexual sex repulsed? No!
  • Asexual Visibility and Education Network.

What does transgender mean ? (Resources below!)

What does intersex mean ?

STIs, treatment, and prevention :

What are STIs, how do you get them, and what are the symptoms ?

How do you protect yourself from STIs ?

Pregnancy, Prevention and Options :

What is pregnancy ? When are you considered to be pregnant ? How do you get pregnant ?

  • To be pregnant is to have an embryo/fetus developing in your uterus. “A pregnancy is considered to be established only after implantation is complete.”
  • “When engaging in unprotected vaginal intercourse during which ejaculation of sperm occurs in the vagina. The sperm can then travel up through the cervix, into the uterus, and, if an egg is present, the sperm may fertilize it.”
  • “It is also possible — but less likely — for a person to become pregnant through any kind of sex play in which semen, or ejaculate, comes in contact with the vulva. The sperm can travel through the moisture on the vulva into the vagina.”
  • WebMD’s Online Pregnancy Center.
  • What to Expect: Pregnancy.
  • Pregnancy Resources.

What are my options if I get pregnant ?

How do you prevent pregnancy ? (Check out birth control masterpost below.)

More resources :

 
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Récemment j'ai eu à développer ma conception d'un Objet, d'un Ensemble et je pense que la poser ici peux être intéressant

Dans ma conception du fonctionnement d'un objet, d'un ensemble (conception qui m'aide à l'intellectualiser), je fais une différence entre Structurel, Systémique et Culturel telle que : Sans oublier que tout ça s'inscrit dans un contexte historique, culturel & systémique et que ces trois composants s'entre-influencent. Ces exemples ne se veulent pas exhaustifs.

Pour l'exemple de la police, – La Structure, c'est le principe de base. Celui d'avoir dans une communauté un corps professionnel de personnes servant à faire respecter la loi & constater les infractions, délits & crimes. C'est le squelette et ses articulations. – Le Systémique est la couche au dessus de la Structure. C'est le système dans lequel évolue et/ou a été créé la police, c'est-à-dire une société capitaliste, raciste, patriarcale & néo-coloniale. Ce qui rend la police sexiste et proche/héritière des pratiques coloniales. C'est les muscles et les organes. – La Culture, c'est la couche visible au-dessus du Systémique, c'est la normalisation culturelle. C'est les flics cow-boy & la culture du virilisme. C'est la peau. Soit : Quel que soit le contexte social, systémique ou culturel, la force de police pose problème étant donné que la “Force” est monopolisée par une minorité.

Pour l'exemple du mono-amour, – La Structure, c'est le principe de relation romantique exclusive entre deux partenaires. – Le Systémique, c'est une société raciste, patriarcale, validiste etc. – La Culture. C'est par exemple “L'idée qu'on devrait remplir tous les besoins d'un·e partenaire, et que si ce n'est pas le cas, soit c'est vous qui n'êtes pas adéquat·e soit c'est l'autre qui a trop de besoins”. Soit : Quel que soit le contexte social, systémique ou culturel, toute relation qu'elle soit ou non romantico-sexuelles est influencées par le pouvoir & la domination que l'un·e exerce sur l'autre et inversement.

 
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Texte des étudiant.e.s d'IEP de france contre la Loi ORE et contre la sélection

Ceci est une reproduction du texte original L’Orientation et la Réussite des Étudiant·e·s ne se fera pas par la sélection. Loin de donner à tou·te·sle droit à l’éducation, la loi ORE instaure une sélection à l’entrée de l’Université. Les élèves de terminale seront classé·e·s selon leurs notes, leurs lettres de motivation, leur CV ainsi que leurs activités extra-scolaires et devront espérer l’échec decamarades pour accéder leurs aux amphithéâtres de l’Université.Dans la prolongation de cette loi, le rapport Mathiot préconise quant à lui une réforme en profondeur du lycée, poussant de jeunes adolescent·e·s à faire des choix décisifs pour leur orientation future, la satisfaction des prérequis risquant à terme de devenir dépendante des options choisies. De jeunes adolescent·e·s que la loi sur la formation professionnelle et l'apprentissage va livrer toujours un peu plus à leur condition sociale. Car tou·te·s ne seront pas égaux·ales devant l’échec. La sélection est socialement discriminante. Elle ne peut qu’accentuer le fossé créé par les inégalités en dotation de capitaux économiques, culturels et sociaux, favorisant une reproduction sociale déjà troprépandue aujourd’hui. Les premier·e·s touché·e·s par l’échec seront évidemment les enfants des classes sociales les plus défavorisées, excluant une bonne fois pour toutes ces quelques exceptions qui parvenaient à échapper à leurs déterminismes. La nécessité de construire très tôt une stratégie scolaire complexe et l’inégale proximité des parents avec les exigences scolaires et universitaires ne peuvent conduire qu’à réduire, plus encore, l’accès à l’Université des élèves des classes populaires. En entretenant le mythe de la méritocratie, ce « projet d’excellence » cache en réalité un coût social énorme et une attaque majeure contre le service public de l’éducation. L’Université n’aura plus le rôle de forger le ou la citoyen·ne de demain mais d’identifier lesdésigné·e·s aptes à diriger un peuple étiqueté comme inculte et incapable. Nous croyons au contraire que l’Université doit rester un espace d’émancipation, d’ouverture intellectuelle, de réflexion, de débat d’idées et de positionnement politique.

Nous voulons une Université décloisonnée, qui puisse inclure chacun·e. Nous voulons que l’Université soit un espace de production et de démocratisation d’un savoir critique. Accepter cette loi, c’est ouvrir une boîte de Pandore. Elle constitue une étape dans le bouleversement de la raison d’être de l’Université. Cette loi est la résultante d’une idéologie néolibérale, qui parle de « filières sous tension » en occultant le manque de moyens chronique qui touche nos universités. Aujourd’hui, la majorité des facultés a la capacité d’accueillir tou·te·s les candidat·e·s. Néanmoins, le gel des budgets menace cette capacité essentielle du système universitaire. Une fois acceptée la sélection au nom d’un manque de moyens, la prochaine étape sera d’accepter l’Université payante et la suppression des bourses au nom de ce même manque. Alors que la société s’enrichit, l’éducation, à l’image de tous les services publics, voit ses moyens se réduire proportionnellement à ses réels besoins. La voie de la privatisation est ouverte. Comme pour tous les services publics, l’idéologie néolibérale ambiante légitime la privatisation de l’Université si le rapport de force ne s’inverse pas. Déjà, la catégorisation des universités selon des sigles d’excellences donne du poids aux financements privés et creuse les inégalités entre les facultés et les universités. Comme le transport et la santé, l’éducation s'inscrit ainsi dans une logique de rentabilité en s’ouvrant au secteur privé. S’opposer à la sélection, c’est finalement s’opposer à cette idéologie du profit à tout prix, de l’individualisme et du chacun pour soi, cette idéologie qui s’impose par la force, supprimant toute opposition, cette idéologie qui lutte contre la collectivité et la coopération. Les luttes convergent. Le camp des étudiant·e·s est celui des cheminot·te·s, des personnels de la santé et de tou·te·s celles et ceux qui proposent une autre voie à notre société, notamment les associations s’opposant à la loi Asile et Immigration, et celles et ceux qui défendent les zones encore épargnées par les ravages de cette idéologie. Nous soutenons toutes les initiatives expérimentales de diffusion d’un savoir ouvert tant à l’Université qu’au sein de tous les établissements d’enseignement supérieur.Au sein de nos dix IEP comme dans les facultés et les lycées, nos manières de lutter diffèrent selon le contexte, mais nous affirmons notre solidarité aux modes d'actions utilisés par les lycéen.e.s et étudiant·e·s mobilisé·e·s, face à la répression qu’ilselles subissent et actuellement.

Étudiant·e·s des IEP, issu·e·s d’un concours calibré socialement et à la légitimité contestable, nous faisons tou·te·s face dans notre microcosme aux effets dévastateurs de la sélection. Nous sommes en majorité ces élèves des grands lycées, fil·le·s de cadres et de professeur·e·s et sur nos bancs sont largement absent·e·s les fil·le·s d’ouvrier·e·s et d’immigré·e·s. Nous rejetons le discours méritocratique qui découle d'une idéologie irréaliste et démagogique. C’est fortde notre expérience scolaire que nous nous opposons à cette orientation nouvelle et comme pour tous les services publics menacés, nous sommes convaincu·e·s que c’est la mobilisation qui permettra d’établir un rapport de force avec le gouvernement pour le conduire à la raison. Il est temps de prendre des décisions politiques dans l’intérêt des étudiant·e·s et des universités. Les étudiant·e·s mobilisé·e·s des IEP de Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Paris, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse.

 
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La Santé Publique (SP) est financée via un budget voté chaque année par le Parlement via la « Loi de Financement de la Sécurité Sociale ».
Cette loi fixe les recettes, les dépenses du secteur de la SP ainsi que son orientation politique.
Le “Trou de la Sécu” c'est la différence entre le budget alloué et ce qui a réellement été dépensé pour la SP.

La logique est simple, si la SP rentre dans ses frais, elle peux faire des économies. Si la SP ne rentre pas dans ses frais, elle doit faire de économies.

 
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Pourquoi les étiquettes, ce n'est pas le mal

Petit détail pré-lecture, dans ce texte je vais utiliser certains termes peu utilisés en langue française tel que “pan” et “bi” à la place de pansexuel·le et de bisexuel·le. Cette utilisation est volontaire, car les termes pansexuel·le et bisexuel·le renvoient à l’attirance sexuelle des concerné·e·s, attirance sexuelle qui peut être différente de l’attirance romantique. L'exemple concernant l'empire Romain est anachronique mais décrit bien le propos (de mon point de vue).

Qu’est-ce qu’une étiquette ? Principalement un mot qui va appeler une définition plus globale que lui-même. Par exemple le mot “bi” peut définir « Attiré·e sexuellement et/ou romantiquement par des personnes de son genre et par des personnes d’un ou de plusieurs autres genres ». Elles servent à décrire avec nuance la réalité. Les étiquettes sont des mots que l’on peut s’attribuer ou se voir attribuer. Elles vont être utilisés pour définir, que ce soit pour se définir ou définir une autre personne.

Elles ont une importance, elles permettent à celleux qui les utilisent de se définir de façon précise sans pour autant avoir à détailler le concept ; en admettant que le destinataire soit au fait de la définition. Mais leurs importances est surtout conditionnée par la norme et/ou le contexte. Par exemple dans une société hétéro-normée comme la nôtre – où la norme est d’être attiré·e par le genre opposé – il peut être important pour une personne d’expliciter le fait qu’elle est “pan” ou “gay”. Et ce pour éviter des quiproquos voir des violences. Le contre-exemple étant l’empire Romain où pendant un, être “bi” était la norme et c’était aux personnes “hétéro” ou “gay” d’expliciter leur orientation sexuelle et/ou romantique. Cette utilisation n’aura tout simplement pas lieu dans une société ou le genre est aboli.

 
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J'ai essayé de faire un billet aussi court et clair que possible. Il se veut complet mais la façon dont fonctionne les facho est tellement vaste qu'il ne seras pas exhaustif, néanmoins plusieurs supports plus complets seront disponibles à la fin.

Je vais partir du principe que toute personne n'étant pas fasciste est supposée être antifasciste. Que toute personne n'étant pas fasciste est supposée être opposée à des purges de populations sur des critères d'identité, d'origine (réelle ou supposée) ou politiques; opposée à la mise en place d'un régime totalitaire.

Déjà à ce niveau il y a une difference fondamentale entre les fascistes et les antifa. D'un côté il y a une opposition à des idées et de l'autre à des personnes. Il n'y a aucune comparaison possible entre les deux à ce niveau là.

Il ne faut pas non plus croire que les fascistes puissent s'ouvrir et devenir acceptant·e·s. Historiquement toutes les populations acceptées par les facho ont finies par voir les facho se retourner contre elleux. Car c'est la logique même du fascisme que d'avoir ce fonctionnement.


Maintenant que l'on est d'accord sur le danger, la question est : est-il dangereux de les laisser s'exprimer librement ? La réponse est un oui. C'est là qu'intervient entre-autre le Paradoxe de la Tolérance : c'est en tolérant des personnes intolérantes que l'on fait disparaître la tolérance.

Ce qu'il faut comprendre c'est que les facho adorent jouer sur la tolérance et la liberté d'expression. Et il y a deux outils pour permettre à un groupe marginalisé de ne plus l'être : le Langage et la Visibilité. Il s'agit de faire bouger la Fenêtre d'Overton (plage d'idées jugées tolérable dans le débat publique) pour rendre ses [de l'Alt-Right] propos socialement acceptables. En soit, ce processus est “bon” quand on parles de donner le droits de vote à des femmes, la fin de discriminations légales pour des groupes queer ou racisés. Sauf que là on parles de facho. Plus des facho seront visibles plus iels pourront asseoir leurs débats et forcer la société à prendre des décisions dans leurs sens. Et oui ça s'auto-alimente.

  • Si personne ne veux te parler ou parler de toi ? Si tu as très peu de morale tu peux organiser des événements comme un “rallye identitaire”, envoyer un groupe de militant·e·s dans les alpes pour “barrer la route aux immigrants clandestins” ou affréter un bateau pour “sauver l’Europe de l’immigration clandestine”. Et là, les journalistes ne pourront pas ne pas en parler. Mais plus important, une partie d'entre elleux ne pourra pas en bonne conscience ne pas donner ta version de l'histoire. Et voilà tu as ta tribune dans un grand média. De la com internationale à peu de frais.
  • N'hesites pas à reprendre des éléments de la pop culture pour les travestir tel que Peppe the Frog, “Triggered” ou 👌.
  • Renommez-vous et appelez-vous “Identitaire”, “Progressistes de droite” ou “Alt-Right” – Ou en utilisant des zemmour qui ont des propos tellement extrêmes qu'il est facile pour la majorité des média de le laisser s'exprimer pour se moquer de lui. Sauf que lui il a fait passer son message sans problème. Sauf qu'il y aura toujours un·e facho parlant & présentant bien qui dira que zemmour est extrême et avancera ses propos à peine moins extrêmes mais mieux construits, mieux présentés.

La question n'est pas de savoir si iels utilisent ces outils en connaissance de cause ou pas. Une grande partie n'en as sûrement pas conscience. Mais le problème c'est qu'iels les utilisent.

Iels ont par exemple déjà fait basculer les débats publiques sur des thèmes tels que l'immigration ou la laïcité. Iels ont aussi gagné des élections dans de trop nombreux pays tels que la Hongrie, le Brésil, les USA ou l'Italie.

Le problème c'est que les facho utilisent une pléthore d'outils rhétoriques pour asseoir leurs idées tels qu'une utilisation malhonnête des débats ou n'avoir aucun problème à créer des mensonges. Leurs but n'est pas un débat éclairé et respectueux. Leurs but est la création d'une société fasciste.

Donc : No Platform.

Des supports vraiment importants à ce sujet :

Opinions politiques et tolérance – La cuisine (introduction au paradoxe de l'intolérance | Français)

Philosophy of Antifa – Philosophy Tube (sur l'antifascisme, ses différences avec le fascisme, la violence, la liberté d'expression et l'inexistence du nationalisme blanc pacifique | Anglais STFR)

Alt-Right Playbook – Inuendo Studio (sur la rhétorique des fascistes et ce qu'est le fascisme | Anglais partiellement STFR )

 
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Thread original de Alistair – H Paradoxæ

### Thread original de Alistair – H Paradoxæ Allez un troisième petit thread : pourquoi l'éducation sexuelle c'est pas (que) le travail des parents / de la famille.

Déjà tout le monde à pas des parents, ou des parents présents, à qui on peut parler, qui sont à l'écoute etc.

Ensuite les parents sont pas renseigneus sur tout, ne serai-ce que parce que certaines choses sont récentes. Typiquement la PreP (traitement preventif qui protège du VIH) par exemple. Ou peu de parents peuvent t'apprendre ce que c'est une digue dentaire et comment en fabriquer.

C'est assez probable qu'ils soient au moins un peu homophobe/transphobe/validiste ou au moins très ignorant sur le sujet. Il est peu probable que votre père cishétéro puisse vous raconter comment on fait pour recevoir une sodomie en toute sécurité.

Forcément quand on a honte (et c'est souvent le cas vu les tabous sur la sexualité) c'est pas les parents qu'on a envie de voir en premier en général.

Les parents sont pas formés à ça, y a sûrement des choses qu'ils savent pas, expliquent moins bien etc que des gens dont c'est le travail de l'expliquer.

Vu l'omniprésence des violences sexuelles, confier la prévention à une seule entité de l'éducation c'est dangereux. Dans le cas des enfants la majorités des violences sexuelles sont intrafamiliales, c'est nécessaire que des personnes extérieur enseignent le consentement et fasse de la prévention sur le sujet. Si vous comptez sur les agresseurs pour faire la prévention c'est mal barré en fait.

D'une manière générale les parents sont moins informé, moins précis, moins à l'aise que les professionnels, et en plus ça mets en danger les enfants qui auront des parents en rejet de ces sujets.

Notamment les enfant LGBT par exemple. Dire “c'est à ton père de t'expliquer le sexe” quand le père en question va te tabasser si tu dis que t'es gay, c'est irresponsable.

Ah et aussi : y a beaucoup de parents qui pourront répondre sinon leur demande mais qui feront pas le premier pas. Avoir des explications à l'école ça permet de pas avoir à demander d'une manière général. Ça fait qu'on mets pas sur l'enfant le poids de décider d'en parler a qui que ce soit. Et ça peut aussi ouvrir la discussion dans la famille (aujourd'hui à l'école j'ai appris que...) les deux se nourrissent.

 
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